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Comment: Qu'est-ce que l'intégration ?

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Bonjour Bernard,

Si nous veillons à distinguer brainstorming et réalisations pratiques, je serais plus à l’aise pour parler librement dans le cadre du présent fil. Consacré à la notion d’intégration, il fut dévié par Olivier sur celle d’axiomatologie. Qu’il tende à devenir un MetaConcept Lab, si cela vous dit, allons-y ! en ayant à l’esprit que, selon moi, l’homme est un animal se caractérisant par le fait qu’il a temporairement réussi à perdre sa faculté de langage et qu’il s’agirait donc d’avoir le dernier mot en le faisant échouer dans cette vaine tentative. Traduction : (ré)apprenons à parler.

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Ainsi, Fernand, « confronter YACS à un public » suppose l’idée de se mesurer à lui, au lieu de lui servir de gant sur mesure en épousant les formes de SA digitalité à lui. Or, dans le « cas » de YACS, tout le problème (la problématique par toi soulevée) vient d’un fait, commercialement funeste : YACS offre tant de possibilités que l’utilisateur épuisera son écoute en réjouissances, pour finir par ne pas voir le rapport avec ses besoins, noyés par la surabondance des registres utilisés pour décrire l’outil. D’où ma proposition d’investir du temps dans des showcases.

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D’où aussi celle de mettre en place une sorte université d’été permanente, avec pour mission centrale d’établir « ce qu’est surtout YACS » en fin de compte (où se trouve son centre de gravité conceptuel) : une plateforme, un générateur de sites, un médium communautaire, un post-navigateur web (en aval de Firefox), une architecture client/serveur, une surcouche pour le web de troisième génération, un life assistant, un gameboy (etc.), de sorte que parmi toutes ses déclinaisons possibles (CMS, blog, forum, e-publishing…), l’on sache comment, au fond, celles-ci s’articulent entre elles, quelle que soit l’application qui en est faite.

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Propos vaseux, sans aucun doute, vu que je ne livre pas la réponse à cette problématique. Ni même les chemins permettant d’y parvenir. A cette fin toutefois, je suggère de bâtir un glossaire ad hoc (autre que celui intéressant le site de YACS). Un glossaire qui, recourant à ceux existant déjà pour définir la terminologie du net (et de l’informatique, OS inclus), fournirait l’occasion d’un exercice : réviser en quoi consistent les « choses » ainsi désignées, notamment en termes d’architecture technique. Une révision du B-A-BA en quelque sorte, c’est-à-dire des éléments et des articulations constitutifs des systèmes, organigrammes à la clé. Sans doute existe-t-il déjà des documents résultant de tentatives similaires, du genre « pour les nuls » (car rien de plus instructif que de devoir expliquer les choses aux enfants).

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Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ? Un soft permettant de pallier le fait que les pages web ne soient pas toutes nativement calibrées dans le cadre d’une base de données unique ? Donc un moyen de contourner une faiblesse structurelle de l’OS du web ? Quel est le contenu auquel se rapporte la notion de CMS ? Du knowledge ? Ou, plus platement, tout ce que peut « contenir » un site, tant au sens de pages qu’au sens d’informations (auquel cas il s’agit d’un abus de langage frisant la publicité mensongère) ? Qu’est-ce que le groupware ? Donc qu’est-ce qu’un groupe et quels en sont les principaux types ? En quoi l’émergence du web mobile nécessite-t-elle de repondérer les critères de qualité d’un site, donc d’un générateur de sites ? Les facteurs en jeu y sont techniques (débit, bande passante, miniaturisation, simplification…), mais aussi anthropologiques (révolution des attentes et des comportements, segmentation des utilisations : professionnelle, grand public, ludique…) et économiques (hermétique aux questions de timing, le Messier visionnaire a planté Vivendi).

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A considérer les best practices de SourceForge (et autres), n’y a-t-il pas lieu de penser d’emblée YACS dans le contexte d’un partenariat technique (voire industriel) ? Idée au passage : et pourquoi pas en profiter pour calibrer YACS comme support d’un tel partenariat quand il tend déjà à le devenir de lui-même, parallèlement à ses autres champs d’application ?

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Enfin (donc en faisant l’impasse sur tout ce qu’on pourrait ajouter à la présente mise en perspective), comment procéder pour que cette université de permanent été (sur Sirius) soit axée dès sa fondation sur les résultats opérationnels qu’elle serait appelée à produire, manière d’éviter l’écueil du café-philo qu’Agnès traque à juste titre ?

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J’ai jeté un pavé dans la mare (des Rêves). Je pense qu’il fera son chemin sans qu’il soit besoin d’instituer formellement ladite « université », car c’est sans doute au gré d’une ballade en forêt que les « choses » évoquées ici peuvent enfanter un « tilt » utile.

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Exercices :

A. Bernard dit : « Et si mon besoin d'intégration à moi s'était matérialisé dans YACS ? ». Je conçois que ce besoin ait été de la partie. Je me demande toutefois quelle fut la nature de ce besoin (que je partage, mais sans doute pas dans les mêmes termes). Je veux dire que dans « mon besoin d’intégration », je distingue :

1. la Personne (un vivant baignant dans une existentialité relationnelle),

2. le Besoin (qui se rapporte à une portion de ladite existentialité, donc devant y être situé, car s’agit-il d’un besoin professionnel, cognitif, éditorial ou autre ?)

3. le Moyen de sa satisfaction (définir ce moyen par opposition aux cloisonnements logiciels en vigueur ne peut suffire à qualifier, donc à évaluer ce moyen).

Ma réponse est donc : Et s’il s’était agi pour toi du besoin de vivre sans tomber esclave des outils censés nous simplifier la vie ? Et s’il s’agissait pour nous de recourir au virtuel en vue d’échapper à celui qu’est, de fait, l’hyperréalité de la rue (et des mondanités)… Et si le truc était d’utiliser l’informatique pour pouvoir nous en passer. Alors, oui, vive LAMPY ! Et viva aux projets ne réduisant pas YACS à un blogger (etc.) de plus ! Fernand va plus loin lorsqu’il célèbre le fait que YACS « autorise la subjectivité ». S’agit-il alors de ne plus se retrouver contraint de brider l’axe limbique/cerveau droit au profit de l’axe cerveau gauche/surrénales, donc de rendre la main à l’hypophyse, de sorte que globalement la raideur des postures patrilinéaires cèdent à nouveau le pas aux exigences magiques d’un gynocentrisme retrouvé ?

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B. Bernard dit : « Intégration de neurone à neurone »… Moi je pense avec la moelle des os (le débit des neurones est obsolète). Et quand je me perds dans les yeux d’une fille en lui tenant ses deux petits auriculaires sans plus pouvoir les lâcher, c’est pas vraiment l’idée d’intégration matrimoniale qui me monte aux oreilles. D’où le fait que mon quotidien ne soit pas juridiquement normé pareil que si tel avait été le cas (cf. les générativités de l’axiomatologie ordinaire).

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Dernier mot :
Comme YACS, mes propos sont saoulants, mieux vaut y prendre garde. Il n’empêche : je suis ému de trouver en YACS cette possibilité que j’ai toujours recherchée pour concrétiser ma charte éditoriale, celle d’une homologie entre fond et forme (entre message et médium). Je suis ému aussi de la possibilité qui m’est ici offerte de valoriser mes contenus en les pliant au service de leur contenant. Pas facile, mais il suffit d’un rien pour que tout se mette à trouver sa place très vite…

by Bushka on Dec. 8 2006