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Comment: Présentation du Bushka's Project

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Historique (suite) :

J’ai menti ! Mes 16 collaborateurs ne sont pas pareils (que moi). Ils ont un poste officiel et leur travail leur rapporte de l’argent. Parmi eux je fais tache, mais ils m’aiment bien quand même. Ceci dit, je ne mentais pas, car on fonctionne pareil : surabondance de notes prises au quotidien et vœu de collaborer de manière plus efficace dans le cadre de notre pool de recherche commun.

Je précise que nous collaborons autour d’un programme : axiomatologie du développement, chacun faisant profiter les autres de son point de vue (celui de la discipline dont il relève) et chacun ayant à cœur de former les autres, de sorte que nous couplons mixage des données et osmose des compétences. [endif]>

Concrètement, chacun prend connaissance des productions de tous les autres et est appelé à les critiquer de façon documentée. D’où le besoin d’un site centralisateur conçu pour des échanges asynchrones, donc d’une base de données commune, de type wiki, mais où les discussions afférentes à chaque article comportent des fonctionnalités avancées, de type forum professionnel.

Contrainte : la densité informationnelle desdites discussions est telle qu’elle exige un traitement égal de l’article initial et des commentaires suscités. Donc la possibilité, pour chaque post, de se faire enrichir à travers le même formulaire de spécifications (voir points A et B dans un message précédent). [endif]>

Nos articles ne constituent nullement ceux d’une encyclopédie. Ils n’ont pas vocation à être « publiés » au sens de produits finis. Ils ne constituent pas même des brouillons, au sens où leur vocation serait d’être réécrits au propre. Il s’agit juste de pensées prises sur le vif en temps réel et livrées aux autres, de sorte que c’est à une intelligence collective en gestation que nous avons affaire, en même temps qu’à un cheminement réflexif (non une promenade en groupe, mais une scène où l’improvisation relationne tous les acteurs en live).

Il ressort de ces prémices que le premier souci de chacun est de recueillir les questions, remarques et suggestions des autres à propos de SON article, qu’il peut peaufiner, certes, notamment grâce aux propositions des autres (par exemple sous forme de citation corrigée), mais qui ne peut être modifié par autrui, comme dans Wikipédia (où l’on concourt à une œuvre éditoriale censée valoir en soi), car ce ne serait plus à SON article qu’on répondrait (tel que censé valoir dans le cadre de SA réflexion à lui), mais à un objet devenu commun relevant d’un tout autre chapitre de notre projet (celui de la production éditoriale collective). [endif]>

Conséquences techniques :

1. Nous souhaitons qu’un utilisateur ait toujours loisir de modifier ses articles (ou commentaires).

2. Nous souhaitons que dans le formulaire de spécification relatif à chaque post (article ou réaction), l’utilisateur puisse cocher la case « modifiable par collègues », sachant que les collègues sont les membres d’un « groupe de travail » et que ces groupes, créés à l’initiative d’un utilisateur, sont composés des personnes dont la demande d’inscription a été acceptée par ledit utilisateur (avec message de bienvenue automatique au candidat).

3. L’occasion est bonne pour préciser que dans ledit formulaire, tout utilisateur doit aussi pouvoir restreindre la lecture d’un article (choix exclusifs l’un des autres) :

            * à lui seul, pour ses posts privés : case à cocher « confidentiel »,

            * aux membres d’un groupe : menu déroulant des groupes,

            * à ses « amis » (figurant dans une liste d’amis) : case à cocher « entre amis »,

            * ou non (dans ce cas, l’article est public) : par défaut.

4. Lorsqu’un groupe de travail est créé (éventuellement grâce à la fonction « catégorie » de YACS ?), tous les articles spécifiés comme relevant de ce groupe donnent lieu à des réactions dont le formulaire de spécification mentionne automatiquement leur « appartenance » à ce groupe (ou « catégorie » ?).

Lorsqu’un utilisateur souhaite produire un ouvrage finalisé, il recherche/filtre les notes (articles) se rapportant à ce projet et les exporte dans un traitement de texte. Que cet ouvrage soit destiné à une édition papier ou autre n’empêche pas le désir éventuel de soumettre ce bon à tirer aux appréciations de ses collègues, de ses amis ou du public (tous les membres du site). Pour ce faire, il devrait pouvoir réimporter le texte fini dans YACS, de la même manière que lorsqu’on importe du texte dans une base de données, via un formulaire d’importation, où il soit loisible de spécifier le type de balises utilisées pour signifier « nouvelle fiche ». Par défaut, la balise « paragraphe » dans le traitement de texte signifie « nouvelle fiche » dans la base de données. Il en résulte une série (séquence) d’articles chronologiquement liés (donc aussi de discussions), série d’articles affiliés à une section (celle des « ouvrages ») et à une sous-section (portant le titre de l’ouvrage, celui-ci pouvant apparaître en sous-sous-section au cas où une sous-section définirait une catégorie d’ouvrages). Ainsi, chaque paragraphe peut-être validé (ou critiqué) par les autres.

Evidemment, dans l’univers naissant des ouvrages d’emblée conçus pour une publication sur Internet, ledit ouvrage trouverait là sa forme aboutie, au sens où les réactions des lecteurs feraient partie du projet éditorial de l’auteur. Or, si l’on combine cette possibilité à celle présentée dans le paragraphe précédent (importation balisée), on obtient un outil de lecture et d’analyse des œuvres pouvant être mis à profit pas des bibliothèques numériques. L’enjeu est de taille, pour la BNF comme pour Google (et d’autres), quand on sait qu’une course à la numérisation (et donc au positionnement) bat son plein.

Illustration 1 : Au lieu de continuer à dire que Nietzsche est ci ou ça globalement, on se retrouverait à discuter chacun des paragraphes de son oeuvre, se rendant vite compte que cet auteur incarne différents personnages et que les jugements, positifs ou négatifs, doivent être nuancés. Cela vaut pour la Bible, pour un article scientifique ou n’importe quoi : texte, portion d’image, séquence vidéo, etc.

Illustration 2 : Dans le cas d’un cours numérisé, les élèves pourraient communiquer entre eux et avec leur professeur, également autour de chaque paragraphe (à ne plus savoir qui apprend de l’autre, eut dit Youssef Chahine). [endif]>

Un dernier point pour aujourd’hui, car cela fait déjà trop d’un coup : il a trait aux rêves que les dernières avancées techniques autorisent, spécialement autour des PDA de 3è génération. C’est donc l’histoire de Joe, un chercheur qui marchait un dimanche dans la forêt de Grésigne… Bam ! Voilà que lui vient une idée… Il sort son calepin numérique de sa poche (un QTek 9600, par exemple), l’allume, tape sur le bouton de connexion à Internet et arrive sur notre site (site de démarrage par défaut). Ayant coché la préférence lui permettant de tomber illico sur une fenêtre de saisie (d’un nouvel article), il tape son idée, valide son enregistrement (par défaut dans la section « articles orphelins »), éteint son PDA et le remet en poche. Zou ! un chevreuil vient de passer ! Biîip ! Le PDA sonne… Il s’en saisit, l’allume… Un message apparaît, car un fil RSS lui notifie l’arrivée d’un commentaire. Il clique sur « lire ce commentaire » et tombe dans la discussion liée à l’article qu’il vient de poster. C’est une critique d’Akira, son collègue basé à Tokyo et qu’un biîip venait d’avertir du post de Joe : « Salut, je ne pouvais pas dormir… Je viens de lire ton mot sur le Petit Chaperon Rouge… Bien beau de préciser que les chasseurs n’ont été ajoutés que dans les versions récentes, mais quelles conséquences en tires-tu ? ». Joe répond et décide de s’asseoir sur ce rocher pour faire « adopter » ses derniers « orphelins ». Il lance une recherche/filtre ciblée sur la section « articles orphelins » et en visualise le premier (donc celui qu’il vient de poster, en réponse à Akira). Il clique sur le bouton « spécifications » figurant dans le bandeau de tête de ce post, choisit de l’affilier à la sous-section « contes » (donc automatiquement à la section « ouvrages analysés »), il lui attribue les catégories « Chaperon Rouge », « femme » et « rites de passage », saisit les mots-clé « chasseur », « lame 6 », etc., le lie au groupe de travail « mythologies » et ne coche aucune restriction, que tout le monde puisse le lire et réagir. Il décide de ne rien spécifier pour le post d’Akira, car il ne fournissait pas d’information nouvelle, et pris de flemme, il s’engage sur le sentier où disparut le chevreuil. YACS est-il paré pour le Net Mobile ?

Mieux : Joe a saisi son texte via l’interface FCKeditor. Or, sensibles à notre proposition, les développeurs de ce soft ont convenu de doter cette interface d’une fonctionnalité supplémentaire : la correction automatique. Ainsi, quand Joe tape « bcp », « qq », « vav », « grp » (etc.), FCK efface ces lettres et les remplace respectivement par « beaucoup », « quelque », « vis-à-vis », « groupe », (etc.), selon un système d’abréviation instinctif (appris en un quart d’heure) lui permettant d’écrire avec ses deux pouces (le QTek 9600 est doté d’un clavier) à la vitesse où il parle. Rêve final : un bouton Dragon NaturallySpeaking (en ASP avec facturation de la licence à notre site) pourrait apparaître parmi les boutons de FCK, de sorte qu’en dictant son idée, Joe n’aurait qu’à surveiller sa transcription WYSIWYG). A noter que sa femme, allergique à la dactylographie, lui laisse souvent des photos, des vidéos ou des messages vocaux capturés par son téléphone portable, mais aussi absorbés comme posts par YACS, pendant que Joe les spécifie comme « confidentiels » et les affilie à la sous-section « photos de famille » ou « hululements délicieux », selon le contenu, auquel il répond d’ailleurs de façon aussi espiègle (et ça donne parfois un forum sans mots, où seules des mimiques clownesques se répondent en une joute typique des rêves réalisables par YACS). Si je ne me trompe…

Conclusion :

Le site que nous souhaitons mettre en ligne s'avère donc être à la fois un outil :

  • de productivité personnelle,

  • de publication,

  • d'analyse d'ouvrages,

  • de gestion des connaissances,

  • de gestion de contenus (d'un site),

  • de travail collaboratif,

  • de e-learning,

  • de gestion de communautés,

  • de rencontre,

  • de e-business,

  • etc., etc…

Remarque : En termes de positionnement marketing, cette richesse de possibilités applicatives donne l'impression d'un fouillis peu rassurant, nécessitant donc une communication spécifique à chaque type d'application, ainsi qu'une configuration logicielle (par défaut) spécifique à ces types d'application (ne serait qu’à titre illustratif et manière de faciliter l’appropriation des fonctionnalités par le YACSmaster).

Hop ! la situation de Fernand m’a fait passer une idée par la tête (mais s’agit-il bien de la tête ?) : Concevoir un portail multi-YACS ! Sorte de serveur de YACS spécifiques, mais espièglement liés… Exemple : Un YACS bâti selon les exigences du knowledge management, couplé à un YACS bâti comme un site de rencontres, ces deux couplés à un YACS de type PriceMinister.com et ces trois à un autre, conçu pour la publication d’ouvrages et de news… Le tout intégré de sorte qu’un seul login suffise et que la navigation croisée s’effectue sans détours inutiles. Exemple : dans le Profil d’un membre, un bouton vous permet d’ouvrir sa boutique en ligne et d’y effectuer un payement sécurisé, en euros ou en YACS (sorte de points obtenus à travers la vente de bien et services ou en les achetant : 1 YACS = 1 euro, mais pour 9 euros, vous obtenez 10 YACS, réalisant un gain de 11,11 %, alors que si vous désirez changer vos YACS en euros, 10 YACS vous donnent 8 euros, réalisant une perte de 11,11 %), avec comptabilité en tâche de fond.

Voilà pour le noyau de notre projet. Il va sans dire que s’il visait à satisfaire au départ mes besoins personnels, puis ceux de notre équipe, c’est dans une optique d’ouverture au public que nous le concevons depuis quelques années (grand public et professionnels).

Afin de contribuer activement à la finalisation de mon cahier des charges graphique, je souhaite m’initier à la réalisation de ce genre de documents. Où puis-je trouver un exemple et un tutoriel ?

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by Bushka on Dec. 5 2006