La mondialisation découvre ses limites
Cela s'est produit insensiblement et pourtant à une vitesse inouïe... Ouvrez votre journal électronique favori clone de l'un des grands quotidiens Français... Qu'y voyez-vous ? La publicité y explose littéralement, au point qu'il est devenu difficile de lire un article sans avoir le regard agacé par les animations qui envahissent la page et gênent la lecture... En outre, il est devenu difficile ne de pas cliquer par mégarde sur un lien publicitaire et d'en ouvrir, malgré soi, une pleine page... Au point que l'on ne peut plus parler de navigation sur de tels supports.
Exit, donc, ces journaux électroniques nationaux. On se dit qu'on peut obtenir des informations de qualité nettement supérieure, en organisant soi-même un système d'alertes et d'écrémage à partir des moteurs de recherches, des flux RSS...
Il faut cependant rendre l'hommage suivant aux journaux français: parfois, rarement il est vrai, l'article d'un analyste est intéressant. Mais comme vous le savez, les articles de bonne qualités sont très rapidement relégués (avec les articles médiocres) parmi les archives, payantes...
Le front s'est donc déplacé à un tel point que je n'aurais pas imaginé arriver si vite à de telles constations il y a environ deux mois lorsque j'ai commencé cette petite rubrique des «nouvelles de demain». En parallèle, le paysage juridique a été transformé en chantier à ciel ouvert pour la défense des droits d'auteur...
La cacophonie s'est installée histoire d'accompagner le matraquage publicitaire en ligne.
La presse "papier" est aux abois, on le sait, elle est menacée de disparition et a quelques raisons d'agir ainsi... Les producteurs de musique et de vidéo, eux, tremblent de voir leur empire s'amenuiser.
Un autre modèle économique, vieux comme le monde, pendant souvent invisible du premier, mais non basé sur la vente de supports matérialisés des idées, ressurgit avec les logiciels Open Source et leurs effets concomitants... Offrant de saisir le fil rouge de l'Histoire, propulsant l'espoir grâce au recul qu'il apporte...
A tout prendre, un avenir concret se dessine pour ces logiciels faciles à installer par le plus grand nombre, et en fin de compte gratuits... Un avenir pour les communautés locales au sein desquelles les effets publicitaires peuvent être maîtrisés.
En l'espace de quelques semaines, une série d'événements nous a fait prendre conscience que l'effet universel d'Internet est mort. Au contraire, ses applications locales commencent à apparaître. C'est peut-être le signe d'un retour rendu possible des macro-économies basées sur la personne,la petite entreprise, l'association, l'école...
C'est clair... Tout le monde attend YACS version 6.3 !
Il faut cependant rendre l'hommage suivant aux journaux français: parfois, rarement il est vrai, l'article d'un analyste est intéressant. Mais comme vous le savez, les articles de bonne qualités sont très rapidement relégués (avec les articles médiocres) parmi les archives, payantes...
Le front s'est donc déplacé à un tel point que je n'aurais pas imaginé arriver si vite à de telles constations il y a environ deux mois lorsque j'ai commencé cette petite rubrique des «nouvelles de demain». En parallèle, le paysage juridique a été transformé en chantier à ciel ouvert pour la défense des droits d'auteur...
La cacophonie s'est installée histoire d'accompagner le matraquage publicitaire en ligne.
La presse "papier" est aux abois, on le sait, elle est menacée de disparition et a quelques raisons d'agir ainsi... Les producteurs de musique et de vidéo, eux, tremblent de voir leur empire s'amenuiser.
Un autre modèle économique, vieux comme le monde, pendant souvent invisible du premier, mais non basé sur la vente de supports matérialisés des idées, ressurgit avec les logiciels Open Source et leurs effets concomitants... Offrant de saisir le fil rouge de l'Histoire, propulsant l'espoir grâce au recul qu'il apporte...
A tout prendre, un avenir concret se dessine pour ces logiciels faciles à installer par le plus grand nombre, et en fin de compte gratuits... Un avenir pour les communautés locales au sein desquelles les effets publicitaires peuvent être maîtrisés.
En l'espace de quelques semaines, une série d'événements nous a fait prendre conscience que l'effet universel d'Internet est mort. Au contraire, ses applications locales commencent à apparaître. C'est peut-être le signe d'un retour rendu possible des macro-économies basées sur la personne,la petite entreprise, l'association, l'école...
C'est clair... Tout le monde attend YACS version 6.3 !
Comments
| Paddy from la Provence, au pied du Luberon, Member 136 posts registered on Feb. 10 2006 | Et oui ! Internet, c'est la nouvelle Amérique ! Des empires vont s'y bâtir et certains s'effondreront quand leurs modèles ne seront plus en adéquation avec la réalité (virtuelle). Et il y aura de la place pour plein de petites réussites individuelles et communautaires. Sans le savoir, nous vivons une époque de pionniers, de défricheurs et c'est bien plus exaltant qu'un simple statut de consommateur... C'est à nous de nous prendre en main, de nous poser des défis, de donner de nouveaux exemples de ce qui est faisable. Créons, faisons avancer des idées belles et généreuses et il en est qui survivront et se développeront pour changer le monde en quelque chose d'un peu meilleur. La frontière est toujours la même, ce n'est pas la bande passante, mais l'imagination. Dans ce nouveau monde, l'argent veut faire sa loi mais les règles sont différentes (et pas encore figées) et je ne sais pas s'il peut y être aussi vital que dans l'ancien monde. Bien sûr, sans argent, pas d'internet, mais internet est bien plus qu'une façon de faire de l'argent. Comme une bougie peut servir a allumer des dizaines d'autres bougies sans que cela ne lui nuise, il est possible d'allumer pratiquement sans frais des milliers de petites lumières. Pour moi, Yacs est une de ces bougies... Paddy ----- Parti de rien, je ne suis arrivé à rien... mais tout seul !! Groucho Marx |
Fernand![]() from Paris Member 1275 posts registered on Nov. 29 2004 | Paddy : Nous savons qu'en France, le public peut du jour au lendemain combler un retard voire prendre de l'avance. YACS est adapté à son public. Il est peu suivi pour le moment car il innove passablement, préparant l'avenir. Comme tu l'écrit, nous vivons une époque de pionniers. Nous avons l'audace de réfléchir ensemble sur tout ce site "yetanother" - merci pour ta réponse ici - sans nous en tenir seulement à un langage purement technique (qui sert parfois de tremplin pour soumettre le public et l'infantiliser)... Nous réfléchissons ensemble à YACS dans sa globalité, et le faisons avancer en l'utilisant, en le mettant en place, en participant à yetanother. Chacun des membres de cette communauté écoute les autres. Cela aussi est porteur d'avenir. Cela me fais penser à un autre produit et à une autre communauté que j'apprécie hautement, et dont le seul nom porte en lui la signification de ce que j'essaye de dire ici: Ubuntu. Tu connais ? |
| Paddy from la Provence, au pied du Luberon, Member 136 posts registered on Feb. 10 2006 | Fernand : Bonjour Fernand. Allez, faisons une petite digression sur Linux et Ubuntu en espérant ne pas lancer un débat de passionnés qui n'aura pas sa place ici. Pour répondre à ta question, j'ai connaissance de Ubuntu, mais je ne pratique pas. En fait, j'observe le développement de Gnu/linux depuis 1996 et j'ai maintes fois installé diverses versions de Gnu/Linux (Redhat, Suse, Mandrake, Knoppix, etc...) Globalement j'adore l'alternative Linux, mais je lui repproche les défauts suivants.
C'est pourquoi sur un plan professionnel, j'estime difficile de m'investir dedans, quand au plan personnel, je trouve que c'est me compliquer la vie parce que pour moi la limite entre personnel et professionnel n'est pas claire, j'utilise mes ordinateurs pour l'un et l'autre et devoir gérer 2 OS c'est 2 fois plus de travail que je préfère investir ailleurs. J'attends depuis 10 ans que Linux avance sur ces 4 points, il a fait beaucoup de progrès et je continuerai à attendre... Son heure viendra ! Ubuntu a peut-être ouvert de nouvelles portes dans ce sens mais je ne suis pas au courant. J'apprécie que cette distribution soit basée sur Debian, qu'elle existe en version LiveCD et je sais qu'elle est financée par un milliardaire qui a peut-être une idée derrière la tête. Le temps nous en dira plus, à moins que toi ou d'autres membres du forum aient des précisions intéressantes. Partageons nos points de vue et nos expériences, c'est un bon début. Cela m'ammène à poser une question que j'ai en tête depuis quelques temps : Yacs est-il vraiment open source ? Ou plutôt est-il simplement open source ? Un logiciel open source (voir wikipedia) se définit par rapport au partage de ses sources. Les distributions Linux évoluent principalement en fonction des désirs de leurs programmeurs qui se partagent le développement (et parfois se déchirent entre eux). Si certains ne sont pas contents ils s'en vont faire leur Linux à eux .Or Yacs évolue aujourd'hui principalement en fonction du désir de ses utilisateurs, et Bernard tient le rôle de chef d'orchestre (ou webmaestro, terme qui lui va très bien). Mais alors quel est le terme qui peut définir le modèle de développement de Yacs en montrant la différence avec l'open source classique ? Peut-être la réponse est-elle déjà inscrite quelque part dans ce forum, mais je ne l'ai pas trouvée. Peut-être y-at-il un nouveau mot à inventer ? Dans Yacs, il y a le mot "community"... " Au commencement était le verbe... " Cordialement Paddy PS : désolé pour l'esthétique de l'article mais des perturbations sont arrivées quand j'ai inséré le code yacs pour faire un "Link " sur wikipédia et même en le supprimant les parasites restent. J'ai déjà fait remonter cela à Bernard dans un autre fil (Question sur l'editeur FCKeditor: Comment ajouter des émoticons?), mais là j'ai un peu plus de précisions... ----- Parti de rien, je ne suis arrivé à rien... mais tout seul !! Groucho Marx |
Fernand![]() from Paris Member 1275 posts registered on Nov. 29 2004 | Paddy : Je vais te répondre à l'envers, en vrac, mais j'espère avoir fait une synthèse correcte car nous abordons plusieurs sujets à la fois. Ceci est d'ailleurs loin de me gêner car nous ne débordons pas du cadre de cette rubrique au contraire... L'occasion fait le larron et il s'avère que le sujet fondamental de cette rubrique est l'Open Source sous tous ses aspects. On ne peut pas parler d'Open Source sans aborder les questions relatives aux logiciels propriétaires et les aventures Unix/Linux fournissent un bon comparatif, en dehors de la lancinante confrontation avec Microsoft Windows qui occulte en fin de compte la problématique. Donc, merci de pousser toujours plus loin l'expertise. On retrouve quasiment dans Ubuntu le confort de Mac. Pour un coût beaucoup moindre... Les mises à jour sont automatiques, comme sur Mac/Unix, mais je n'ai pas encore expérimenté le passage d'une version à une autre (Une version tous les six mois)... Pour ma part je suis moins experimenté que toi en Linux et je survolais la question jusqu'à présent, observant d'assez loin. Mais je t'avoue que pour cette fois, avec la version "Breezy" je me suis arrêté pour regarder. Il y a certes encore quelques petits bidouillages à faire, au niveau des lignes de commande, lorsqu'on va chercher très loin certains logiciels qui ne sont pas dans les paquets, mais à ce niveau, les contraintes sont moindres qu'autrefois (et autrefois en informatique signifie pour lemoment: il ya un an...). La logithèque est bien entendu moins vaste qu'avec Windows, puisqu'il s'agit d'une Debian, mais du coup on va plus rapidement à l'essentiel. Si toutefois on s'efforce de retourner vers des gestes plus essentiels - comme c'est le cas dans YACS avec les codes BB , on s'aperçoit finalement que rien ne manque ou pas grand-chose. Le fait qu'un milliardaire pilote ce projet n'est pas inquiétant à mes yeux, puisque par la force des choses, la personne en question est au fait en matière économique. Cela peut donc être significatif du choix d'accompagner le modèle Open Source, pour voir s'il ouvre une perspective de très grande envergure à travers une autre façon d'envisager le contrat commercial. Ce dernier ne se situe plus entre vendeur et acheteur mais devient pour ainsi dire un contrat entre acheteur et acheteur. Dans le cas d'Ubuntu, cette distribution est soutenue par une société, mais oeuvrée par une fondation indépendante. L'idée de Linus Trovalds c'est aussi une forme de développement, une façon de travailler à plusieurs très bien exprimée ici: http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/ Dans cet article célèbre, la cathédrale de le bazar, Eric Raymond explique parfaitement le modèle de développement de Linux. Cette rubrique a encore pour objet de desserer le lien des questions purement techniques autour de YACS et de nous fournir un fil de réflexion sur notre démarche globale. Ou plus exactement, si nous sommes garants de ne pas perdre ce fil, il est encore une meilleure garantie qui consiste à le montrer, à l'exprimer, à nous poser des questions à haute voix de façon à maintenir la navigation au plus près. Il n'y a pas de différence de YACS avec l'Open Source classique, mais sans doute une petite avancée due au fait que Bernard y applique avec succès la technologie du développement en "eXtreme Programming". Pour le dire d'une autre façon, il aiguise systématiquement en tant que développeur et consultant, ses qualités d'écoute. J'espère à mon tour que mon brouet n'est pas trop insipide à avaler. Et, au contraire, avoir contribué un peu au débat. |
| Bernard from nearby-an-airport Associate 6544 posts registered on Sep. 12 2003 |
Paddy: YACS est très-très open source, puisque ses sources, extrémement bien documentées par rapport à d'autres, sont disponibles et adaptables par tout un chacun comme il l'entend. En plus, la licence LGPL (et non GPL) permet l'usage de YACS à titre gratuit ou commercial. Donc les sociétés n'ont pas d'hésitation à l'utiliser. |
| Paddy from la Provence, au pied du Luberon, Member 136 posts registered on Feb. 10 2006 | Bernard : je n'ai aucun doute sur le côté open source de Yacs, mais il me semble qu'il est plus que open-source. Voici la définition de la wikipédia : " Le terme Open Source définit une licence de logiciel obéissant à une définition très précise établie par l'Open Source Initiative, et dont voici les principaux critères nécessaires : Dans cette définition il n'est pas fait mention de la concertation avec les utilisateurs telle que vous la pratiquez avec l'extreme programing. Fernand la qualifie de "petite avancée", mais il me semble que c'est bien plus que ça. Cette attitude, cette écoute, ce lâcher-prise quand à la direction de ce projet induit que Yacs s'enrichit des différences apportées par chacun, à l'opposé de l'open source classique qui à mon sens s'affaiblit quand les projets se scindent pour des divergences de points de vue. Je reprends l'exemple des bureaux KDE et Gnome qui sont équivalents. A quoi sert-il qu'il y ait ce choix ? Combien d'heures/hommes passées à écrire Gnome, alors qu'elles aurait pu servir à développer KDE historiquement plus ancien ? Aujourd'hui Yacs est unificateur. Si une société veut se faire sa propre version, c'est parfait. Mais la version grand public à mon sens souffrirait d'une sission du projet qui diviserait sa communauté, comme l'a fait MODX, fork d'Etomi, 2 autres CMS plus classiques. A mon sens c'est une avancée majeure, une différence qui fait la différence et qui ferait bien d'être reprise par les autres projets open source. C'est un argument à mettre en avant et que la communication de Yacs devrait développer ... et y mettre un nom ? Cordialement. Paddy ----- Parti de rien, je ne suis arrivé à rien... mais tout seul !! Groucho Marx |
Fernand![]() from Paris Member 1275 posts registered on Nov. 29 2004 | Paddy : Deux mots avant de laisser la parole à qui de droit. Ceci est une autre définition présente dans Wikipédia: " La Cathédrale et le Bazar est un ouvrage de Eric Raymond, créateur du terme open source et dont il défend avant tout la qualité ce qui l'oppose à Richard Stallman plus axé sur l'éthique. "L'open Source est grand (Wikipédia aussi !) et Raymond est son prophète... Raymond ou Stallman ? Les définitions se multiplient... Mais le modèle, lui, reste le même. Il s'agit donc aussi d'une introduction dans l'économie d'un système de licences, parmi lesquelles la LGPL est celle qui offre sans doute le plus de liberté. La coexistence de Gnome et KDE est comparable à ce qui se fait à un degré moindre entre les (désormais) deux éditeurs de YACS, savoir Textarea (BB codes) et FCK Editor. Il y a, il y aura des tenants de Textarea, et d'autres de FCK. C'est la vie, ça !
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| Paddy from la Provence, au pied du Luberon, Member 136 posts registered on Feb. 10 2006 | Fernand : bon, d'accord, j'ai réinventé la roue, mettons-ça sur le compte de mon enthousiasme pour Yacs ![]() Et merci pour ce texte très intéressant. Quand à Ubuntu, j'ai downloadé un live-cd cette nuit et je vais y jeter un coup d'oeil très bientôt. Cordialement Paddy ----- Parti de rien, je ne suis arrivé à rien... mais tout seul !! Groucho Marx |
| Bernard from nearby-an-airport Associate 6544 posts registered on Sep. 12 2003 | Paddy: En général la vision classique de l'informatique est assez statique. On raisonne, de façon très passionnée, sur les avantages et inconvénients de telle solution par rapport à telle autre, etc. Pour certains, point de salut en dehors de l'open source, et ça donne Linux. D'autres au contraire sont sensibles à la sécurité qu'apporterait une société commerciale dans la fourniture de logiciels, et ça donne Microsoft. Mais utilise-t-on les bons critères ? Par nature, le propre des nouvelles technologies est d'être mouvantes. Ce qui ressort de mon expérience personnelle, c'est que beaucoup de projets informatiques sont fragilisés par le changement permanent auquel ils doivent s'adapter. De ce point de vue, les deux modèles traditionnels sont aussi faibles l'un que l'autre. Pour les projets basés sur l'achat ou la location de licences logicielles, les responsables font souvent l'impasse sur les "coûts de maintenance" demandés par l'éditeur. Toutefois cette optimisation des budgets d'investissement accélère l'obsolescence des systèmes mis en oeuvre qui, après deux ou trois ans d'exploitation, ne collent plus aux besoins des usagers. Pour les projets basés sur le logiciel libre, le risque est plutôt dans le processus d'intégration des bouts de solution disponibles. Il faut, pour rester à niveau, être capable de changer une brique par une autre tout en maintenant une cohérence d'ensemble pour les usagers et pour les administrateurs du système. Pas facile, si l'on s'est contenté de faire travailler un stagiaire quelques semaines (les étudiants connaissent mieux Unix, c'est bien connu), sans que l'entreprise ait réellement pris possession de son architecture informatique. Alors quels conseils donner à un patron d'entreprise, à un président d'association, à un responsable pédagogique ? Ne cherchez pas de recette miracle, il n'y en a pas. La seule constante, dictée par le bon sens, c'est que l'évolutivité d'une solution est la première chose à évaluer pour se protéger des aléas futurs. Au grand dam des fournisseurs, pour les usagers, l'évolutivité ne se restreint pas à un doublement des usagers, ni au changement de version logicielle. Il s'agit plutôt d'un processus, d'une dynamique, dont les énergies ordonnées concourent harmonieusement à la pérennité de l'efficacité informatique. Les éditeurs de logiciels payants ont bien intégré cette logique, illustrée par Windows Update chez Microsoft, ou par les mises à jour permanentes et payantes des anti-virus. Du côté du logiciel libre, l'évolutivité requière d'abord un conseil efficace, sous la forme de sociétés de service spécialisées, seules capables de transformer le bouillonnement atomique des développeurs indépendants en solutions fiables pour l'entreprise. YACS s'inspire de ces deux approches à la fois, et tente une intégration harmonieuse. D'un côté, la mise à jour mensuelle qui introduit progressivement les nouvelles fonctionnalités et corrige dans un délai mesuré les bugs identifiés. Ceci couplé à une rigueur sans faille dans la qualité du développement (le fameux tryptique : lisibilité, documentation, testabilité, auquel il faut rajouter le respect des standards et l'accessibilité). De l'autre, une stratégie d'expansion basée délibérément sur un réseau de professionnels qui pourra s'approprier la richesse fonctionnelle de YACS et en faire la base d'une solution évolutive pour leurs clients. Après les webmasters individuels, qui ont téléchargés le logiciel par Internet, YACS s'attaque au domaine collaboratif, puis aux structures plus conséquentes. D'où le besoin d'un réseau de prescription qui reste à construire. Attendez-vous à quelques (bonnes) surprises de ce côté-là dans les mois à venir. Sommes-nous en train de rédéfinir le logiciel libre ? Je ne saurais le dire. En tout cas, ce que l'équipe YACS vit actuellement est une belle aventure, et si un certain nombre d'internautes, de webmasters et de professionnels de l'informatique y trouvent leur compte, qui s'en plaindrait ? |
| Paddy from la Provence, au pied du Luberon, Member 136 posts registered on Feb. 10 2006 | Bernard : Merci beaucoup pour cet éclairage.. Il me permet de mieux mesurer votre recul dans ce projet et de mieux appréhender votre philosophie. Pour moi c'est très agréable car je comprends mieux vers quel avenir Yacs se tourne. Yacs Innove donc à la fois sur le plan technique, par sa souplesse et sa capacité à gérer l'information et sur le plan de l'approche "philosophique" (je ne suis pas très sûr de ce dernier mot). En un mot, Chapeau ! Parti de rien, je ne suis arrivé à rien... mais tout seul !! Groucho Marx |
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Posted by Fernand on Mar. 26 2006, commented by Paddy on Mar. 26 2006, (popular)

qui ont recréé le pb de Unix. En résumé Unix, (voir wikipédia
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