Alors, Paris, capitale du libre ?
Quelques notes prises pendant la conférence du 13 juin 2007, relative à l'impact du logiciel libre sur les services informatiques
Peu de monde dans la salle et pourtant l'animation fut de bonne qualité. Animateur-journaliste rodé à l'exercice.
Ceci représente entre 1,5% et 2% du chiffre d'affaire total en informatique en france, donc il y a encore du chemin à faire ...
A l'horizon 2009, le chiffre d'affaires lié au libre atteindra le milliard d'euros en France. Ceci représente une croissance de 40% à 60% par an.
Le succès du libre en France s'explique par une forte culture du sur-mesure et du spécifique. La répartition est d'environ 84% pour le blended source et 16% pour l'open source.
L'usage du libre dans les projets est privilégié pour l'infrastructure (banalisation du service, type Apache pour le web) ou, à l'autre extrémité, pour le super-critique et l'innovation (exemple: business intelligence)
Le marché était traditionnellement structuré autour des éditeurs et des SSII. L'apparition des SSLL et des communautés change ce paysage, sans doute de façon durable.
Pour Linagora, la croissance du libre en france s'est faite essentiellement sur les marchés publics jusqu'à présent, mais est en train de se rééquilibrer sur le marché privé. En gros, le marché public recherche des solutions industrielles d'infrastructure, alors que dans le secteur commercial l'intérêt est plutôt dans les applis et les desktops.
L'ambition de Linagora est d'évoluer d'un statut de SSLL à celui d'éditeur à service ajouté. En gros, dans le schéma traditionnel, cela revient pour la société à se substituer à l'éditeur vis à vis de l'utilisateur final.
Aujourd'hui, la voie est plutôt aux packages qu'aux solutions. Tof, tu les as payés ou quoi ?
Reste la question essentielle dans les business cases, autour du financement de la mutualisation. Qui la fait et comment ?
Sur le plan technologique, le plus important est le respect des standards. Le logiciel libre en découle, et non le contraire.
L'avantage économique engendré par le libre provient de l'accompagnement de la diffusion et de la mondialisation des connaissances permises par les nouvelles technologies. Ne pas faire du libre, et dresser des barrières à l'usage, est aussi efficace économiquement que d'entasser quelques tas de sable en face d'un tsunami.
En revanche, la définition d'un business case n'est jamais évidente, et il faut prendre en compte des critères indirects :
Le plus souvent, on aboutit à un modèle par la demande (plutôt que par les coûts) bâti sur la valeur d usage du logiciel libre.
Paradoxalement, le développement des communautés à grande échelle s'apuie sur des petites structures, et il n'est pas dit que le logiciel libre vive les concentrations habituelles dans d'autres secteurs.
Pierre Audoin Conseil en introduction
Le chiffre d'affaires 2006 lié au libre représente 450M euros en France, à peu près équivalent à celui de l'Allemagne, et ce chiffre nous positionne devant les autres pays de notre petite planète. Si si.Ceci représente entre 1,5% et 2% du chiffre d'affaire total en informatique en france, donc il y a encore du chemin à faire ...
A l'horizon 2009, le chiffre d'affaires lié au libre atteindra le milliard d'euros en France. Ceci représente une croissance de 40% à 60% par an.
Le succès du libre en France s'explique par une forte culture du sur-mesure et du spécifique. La répartition est d'environ 84% pour le blended source et 16% pour l'open source.
L'usage du libre dans les projets est privilégié pour l'infrastructure (banalisation du service, type Apache pour le web) ou, à l'autre extrémité, pour le super-critique et l'innovation (exemple: business intelligence)
Le marché était traditionnellement structuré autour des éditeurs et des SSII. L'apparition des SSLL et des communautés change ce paysage, sans doute de façon durable.
linagora
Linagora annonce sa croissance par consolidation avec une autre société du secteur, pour atteindre 100 personnes environ.Pour Linagora, la croissance du libre en france s'est faite essentiellement sur les marchés publics jusqu'à présent, mais est en train de se rééquilibrer sur le marché privé. En gros, le marché public recherche des solutions industrielles d'infrastructure, alors que dans le secteur commercial l'intérêt est plutôt dans les applis et les desktops.
L'ambition de Linagora est d'évoluer d'un statut de SSLL à celui d'éditeur à service ajouté. En gros, dans le schéma traditionnel, cela revient pour la société à se substituer à l'éditeur vis à vis de l'utilisateur final.
Aujourd'hui, la voie est plutôt aux packages qu'aux solutions. Tof, tu les as payés ou quoi ?
Reste la question essentielle dans les business cases, autour du financement de la mutualisation. Qui la fait et comment ?
IBM
Pour le géant internatioal de l'informatique, pas de surprise. Même pour le libre, le succès se mesure suivant deux critères :- intégration dans l'existant
- business model
Sur le plan technologique, le plus important est le respect des standards. Le logiciel libre en découle, et non le contraire.
steria
Le directeur développement explique l'intérêt du logiciel libre pour l'entreprise :- open source = forte croissance (60% par an c'est pas rien)
- qualité du code = fiabilité (nécesaire pour les applications critiques et temps réel)
- le respect des processus du libre et des people facilite la motivation des collaborateurs
april
En réalité, il y a un continuum qui va de l'éditeur à l'intégrateur.L'avantage économique engendré par le libre provient de l'accompagnement de la diffusion et de la mondialisation des connaissances permises par les nouvelles technologies. Ne pas faire du libre, et dresser des barrières à l'usage, est aussi efficace économiquement que d'entasser quelques tas de sable en face d'un tsunami.
En revanche, la définition d'un business case n'est jamais évidente, et il faut prendre en compte des critères indirects :
- time to market
- innovation
- agilité dans le changement
- coopération à l'échelle internationale
Le plus souvent, on aboutit à un modèle par la demande (plutôt que par les coûts) bâti sur la valeur d usage du logiciel libre.
Paradoxalement, le développement des communautés à grande échelle s'apuie sur des petites structures, et il n'est pas dit que le logiciel libre vive les concentrations habituelles dans d'autres secteurs.
Comments
2- Bernard
on Jul. 5 2007 -
Lasares : YACS est une solution, avec de nombreuses possibilités, mais des besoins de configuration et de customisation assez fort. Un paquetage, ce serait une approche verticale, presque prête à l'emploi. Par exemple un paquetage 'Petite et moyenne entreprise', avec un YACS pré-structuré, plus d'autres logiciels autour pour gérer le téléphone ou la compta, etc.
3- Lasares
on Jul. 6 2007 -
Bernard :
OK, merci. Ça nourrit certaines idées que je mijote et que je partagerai ici quand elles auront mûri davantage.
OK, merci. Ça nourrit certaines idées que je mijote et que je partagerai ici quand elles auront mûri davantage.
4- Tof
on Jul. 17 2007 -
Lasares :
je débarque en retard mais il faudra qu'on réunisse nos idées un de ces jours, Alain...
j'ai effectivement dans les cartons des projets de packages verticaux autour de yacs.
certains cartons sont même en cours de déballage... voir View this comment
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Christophe Battarel Agitateur d'idées Responsable technique et co-gérant altairis http://www.altairis.fr
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Posted by Bernard on June 18 2007, commented by Tof on Jul. 17 2007, (popular)
1- Lasares
on Jul. 5 2007 -
Quels sont les éléments essentiles de la distinction que vous faites entre packages et solutions ?