A propos de quoi on cause
On en cause, on en cause, de l'informatique... Mais ne s'agit-il pas là d'un extra-phénomène faute d'être un phénomène extra ?
C'est à dire que l'informatique, vous savez, j'entend que tout le monde s'est rué dessus... A croire qu'il n'y a plus qu'un seul métier qui rapporte de quoi vivre, une seule place ou l'on puisse se loger, une seule activité humaine dans cette France d'aujourd'hui.
J'entend encore mon voisin qui me fait partager, malgré moi, ses conversations intimes de même que ses barbecues qui puent, ses invités débridés, les hurlements de ses enfants odieux, bref, ses jours de beau temps... Je l'entend encore murmurer (murmurer n'est pas le mot), le soir venu, qu'il ne gagne pas suffisamment d'argent là ou il se trouve et qu'on lui propose un bien meilleur poste, auquel il réfléchit, un poste de consultant... En bref, celui-ci est encore l'un de ces petits dieux des temps modernes, avec peu d'adorateurs certes, mais un seul auditeur suffit pour prendre rang parmi les tout petits dieux.
Moi je ne crois pas qu'il y ait tant de boulot que cela et tant d'avenir dans ces métiers-là. Je crois qu'on nous bourre le mou... Qui est ce "on" me demandera t-on ? On, c'est nous-mêmes. Nous nous bourrons le mou à nous-même...
Rien ne sert de courir il faut savoir s'arrêter à temps...
J'en ai par-dessus la tête d'entendre des crétineries de techniciens. Moi qui aime et apprécie la technique, j'en ai par-dessus la tête, d'entendre les informaticiens gloser au lieu de faire, répandre leur vision de l'économie lorsqu'elle se résume au mot informatique, réhaussé du mot "technologies nouvelles".
Par-dessus la tête parce que le crétin qui flambe de la viande morte de l'autre côté du mur empeste aussi mon atmosphère mentale avec ses discours de "m'as-tu-vu" car "j'ai-tout-vu".
Lorsque je parle avec des types sérieux, bien construits, normalement constitués, Bernard en est un (vous savez bien le Bernard de YACS)... Ils m'apprennent que le souci des dirigeants de sociétés est plutôt, à l'heure actuelle, de réduire les coûts des postes informatiques... A la suite de quoi le souci des techniciens dignes de ce nom, c'est d'optimiser les communications à l'intérieur de l'entreprise. Normal, après tout.
La rentabilité est devenue un maître mot et pas toujours pour la mauvaise cause. Ainsi la menace pléthorique, l'entropie dans laquelle on nous baigne (dans laquelle nous nous baignons), n'est-elle pas la tendance au sein des entreprises efficaces. Ces sociétés ont un souci: améliorer la communication en leur sein, mettre en place un travail performant en équipe. J'en conclus que lorsqu'une telle structure fonctionne à plein rendement, elle se tourne vers l'extérieur, c'est à dire vers la production, pour lui proposer de mettre en place un modèle identique, un modèle qui fait déjà ses preuves au sein de la structure.
L'informatique n'est pas la panacée si elle ne réduit pas le déficit d'information exacte et l'entropie d'informations erronnées, pré-formatées, vomies en direction du public.
Il y a, somme toute, une petite question de moralité là-dedans, de bienséance, de savoir vivre. Comment empêcher le crétin d'à côté, de déverser ses miasmes de viande brûlée, de tapages divers, et de consommations intimes, depuis le haut de sa connaissance d'un univers technologique qui le rend prétentieux au point qu'il croit dominer le monde ? Comment l'empêcher de déverser la hauteur de sa mésestime chez ceux qui vivent silencieusement à côté de lui et réclament leur droit au bénéficie du ciel bleu lorsque le temps est au beau fixe ? Comment fixer le b.o.f. dans des canaux plus intelligents ?
Nous pouvons le faire en créant des réseaux qui contribuent à une vie collective normale, à un apaisement des relations... Toutes les choses qui conviennent pour partager nos inventions et nos désirs, pour toutes les choses qui retrouvent les voies navigables de la société humaine.
Et YACS, testé en entreprise, est un outil qui paraît excellent pour cela.
J'entend encore mon voisin qui me fait partager, malgré moi, ses conversations intimes de même que ses barbecues qui puent, ses invités débridés, les hurlements de ses enfants odieux, bref, ses jours de beau temps... Je l'entend encore murmurer (murmurer n'est pas le mot), le soir venu, qu'il ne gagne pas suffisamment d'argent là ou il se trouve et qu'on lui propose un bien meilleur poste, auquel il réfléchit, un poste de consultant... En bref, celui-ci est encore l'un de ces petits dieux des temps modernes, avec peu d'adorateurs certes, mais un seul auditeur suffit pour prendre rang parmi les tout petits dieux.
Moi je ne crois pas qu'il y ait tant de boulot que cela et tant d'avenir dans ces métiers-là. Je crois qu'on nous bourre le mou... Qui est ce "on" me demandera t-on ? On, c'est nous-mêmes. Nous nous bourrons le mou à nous-même...
Rien ne sert de courir il faut savoir s'arrêter à temps...
J'en ai par-dessus la tête d'entendre des crétineries de techniciens. Moi qui aime et apprécie la technique, j'en ai par-dessus la tête, d'entendre les informaticiens gloser au lieu de faire, répandre leur vision de l'économie lorsqu'elle se résume au mot informatique, réhaussé du mot "technologies nouvelles".
Par-dessus la tête parce que le crétin qui flambe de la viande morte de l'autre côté du mur empeste aussi mon atmosphère mentale avec ses discours de "m'as-tu-vu" car "j'ai-tout-vu".
Lorsque je parle avec des types sérieux, bien construits, normalement constitués, Bernard en est un (vous savez bien le Bernard de YACS)... Ils m'apprennent que le souci des dirigeants de sociétés est plutôt, à l'heure actuelle, de réduire les coûts des postes informatiques... A la suite de quoi le souci des techniciens dignes de ce nom, c'est d'optimiser les communications à l'intérieur de l'entreprise. Normal, après tout.
La rentabilité est devenue un maître mot et pas toujours pour la mauvaise cause. Ainsi la menace pléthorique, l'entropie dans laquelle on nous baigne (dans laquelle nous nous baignons), n'est-elle pas la tendance au sein des entreprises efficaces. Ces sociétés ont un souci: améliorer la communication en leur sein, mettre en place un travail performant en équipe. J'en conclus que lorsqu'une telle structure fonctionne à plein rendement, elle se tourne vers l'extérieur, c'est à dire vers la production, pour lui proposer de mettre en place un modèle identique, un modèle qui fait déjà ses preuves au sein de la structure.
L'informatique n'est pas la panacée si elle ne réduit pas le déficit d'information exacte et l'entropie d'informations erronnées, pré-formatées, vomies en direction du public.
Il y a, somme toute, une petite question de moralité là-dedans, de bienséance, de savoir vivre. Comment empêcher le crétin d'à côté, de déverser ses miasmes de viande brûlée, de tapages divers, et de consommations intimes, depuis le haut de sa connaissance d'un univers technologique qui le rend prétentieux au point qu'il croit dominer le monde ? Comment l'empêcher de déverser la hauteur de sa mésestime chez ceux qui vivent silencieusement à côté de lui et réclament leur droit au bénéficie du ciel bleu lorsque le temps est au beau fixe ? Comment fixer le b.o.f. dans des canaux plus intelligents ?
Nous pouvons le faire en créant des réseaux qui contribuent à une vie collective normale, à un apaisement des relations... Toutes les choses qui conviennent pour partager nos inventions et nos désirs, pour toutes les choses qui retrouvent les voies navigables de la société humaine.
Et YACS, testé en entreprise, est un outil qui paraît excellent pour cela.
Comments
En un sens, Fernand, ce que tu dis là, c'est que l'informatique n'a pas de sens en dehors de ce que l'humanité voudra bien lui donner, comme sens.
Et donc que l'informatique en soi n'est rien, si ce n'est un outil au service de nous, les gens, humains ordinaires et extraordinaires - mais si, on est tous extra-ordinaire par bien des aspects. Allez, cherchez un peu... Ce qui suppose que l'on appréhende bien ce que c'est : une technique, une technologie, une science - tout ça à la fois - au même titre que toutes les autres.
Est-ce par son aspect (relativement) "nouveau" que l'on place ainsi l'informatique et internet - dans la foulée - au rang de choses réifiées qui existeraientt et n'auraient d'autre sens qu'elles mêmes, toutes puissantes ? Allons, voilà bien aussi, et encore, un trait très humain à c't'affaire là ! Pour prendre un autre exemple, on fait encore - surtout ? - aujourd'hui dire ce que l'on veut à des sondages : car les chiffres sont ce qu'ils sont. Mais les interprétations sont humaines, elles. Et les lois mathématiques des probabilités ne peuvent rien faire d'autre que de donner les chiffres appelés par les modalités de sondage. Reste à les interpréter ensuite. Ce qui fait qu'au final, entre les erreurs de conception des questionnaires (plus ou moins maîtrisables), les erreurs d'échantillonnages, les incertitudes mathématiques (mathématiquement calculables), et les biais d'interprétations (aïe les partis pris), produire un sondage "fiable" relève vraiment d'une expertise poussée. Scrupules que n'ont pas l'immense majorité des analyses que nous lisons tous les jours - attention, je ne jette pas forcément la pierre, certains font un boulot remarquable.
Certes, pour revenir à l'informatique, des firmes comme Microsoft ont contribué à ce que cette technologie puisse être réifiée, existante par elle-même et en elle-même, en une sorte de boucle rétroactive ou tout s'explique par... l'informatique, ou plus exactement, ne s'explique pas (merci les brevets et la protection parfois inique de la prétendue "propriété" intellectuelle). Et des linux encore par certains aspect très abscons n'y sont pas de reste... pour le commun des personnes ordinaires qui ne sont pas des informaticiens. Car il en est de l'informatique comme des autres techno-sciences : ceux qui la fabriquent se targuent encore bien trop souvent de jargons incompréhensibles au commun des mortels. Pourtant, si la conceptualisation est un passage obligé des chercheurs, le "retour" au langage commun, pour expliquer ce qu'ils font, devrait aussi faire partie des pratiques courantes. Il faut bien reconnaître que la plupart du temps, ce dernier point, certes pas simple, n'est pas acquis pour la majorité. Et pour quelques raisons très "simples" : les chercheurs n'ont que peu de reconnaissance en dehors de leur communauté, laquelle comprend parfaitement leur langage conceptuel (ou leurs langages informatiques, pour rester un peu dans le sujet) : pourquoi aller chercher à expliquer tout cela à ceux qui n'y captent nibe ? C'est long et pénible. Par ailleurs, c'est la reconnaissance issue de leur communauté qui leur donne voix au chapitre. Qu'importe les utilisateurs finaux : ils n'y comprennent rien - et très souvent ne veulent rien y comprendre, soyons honnêtes. Il n'y a donc pas grand chose à attendre d'eux. Inutile de se fatiguer à leur expliquer quelque chose qu'ils ne voudront probablement même pas entendre.
Et donc les voies de l'informatique sont (presque) impénétrables alors !!
Combien de personnes connaissez-vous, qui crient victoire dès qu'ils connaissent quelques raccourcis clavier ou programmes subtils ? Et combien en connaissez-vous qui hurlent à l'horreur absolue lorsque le programme qu'ils ont installé s'écarte un seul instant des habitudes qu'ils ont prises ?
Qu'ont-ils en commun des gens là, si ce n'est le fait d'être des quidam, êtres humains par excellence, avec défauts et qualités embarqués nativement ? Pour autant, je peux être à la fois les deux personnages, m'extasiant de mes nouvelles maîtrises, râlant des trucs qui veulent pas marcher... Ne sommes-nous pas tous pas pareils ? Que l'humain d'exception absolue, le plus qu'homo-sapiens-sapiens qui passerait par là me prouve le contraire. J'attends avec impatience et gourmandise de me mettre un nouveau défi sous le crâne
Reste que le mouvement des logiciels libres contribue, avec une force qui ne semble pas près de se démentir, à une prise de conscience de la part des "ordinaires" que nous sommes pour la plupart d'entre nous : l'informatique, on peut en faire ce que l'on veut. Et pour arriver presque à faire ce que l'on veut, il n'est pas utile de faire des études de longue haleine : de la ténacité et de la curiosité peuvent y pourvoir en grande partie. Alors donc, si l'envie vous prend d'y réfléchir quelque peu et d'essayer, vous pouvez vous rendre compte qu'il est possible de prendre la main, d'avoir le dessus sur des programmes pour le moins peu compréhensibles.
Comment, et pourquoi ?
En essayant, ce qui est depuis toujours - pour autant que je le sache - le mode opératoire des humains que nous sommes. Et parce que dans ce vaste mouvement du libre, il est des communautés d'éclairés qui prennent le temps de répondre à vos sos de détresse/plantages, ou encore vos simples questions de "comment ça marche".
Quoi ? Encore des gens ? Mais on parlait de technique ? Ben oui, justement... précisément. Encore et toujours, nos techno-sciences sont inhérentes aux humains qui les composent/utilisent/détournent/contournent/recomposent... Dans ce vaste mouvement, il est de simples utilisateurs, qui souhaitent juste "que ça marche", et d'autres, qui - subrepticement ou incidemment - innovent, révolutionnent, améliorent. Sans compter les férus et autres acharnés qui cherchent, trouvent et... font profiter les autres (là, il conviendrait de faire une échelle entre ceux qui mettent à disposition et ceux qui en profitent pour se payer sur le dos de la bête, mais c'est encore un autre débat).
Finalement, en informatique comme en voisinage, il y a ceux avec qui l'on discute, et ceux qui essayent de nous imposer leur "loi", toute "justi...fiée/ciable" qu'elle soit. Somme toute, c'est toujours une histoire de personnes et de manière qu'ont les gens de vivre/faire/travailler ensemble... Ben à vrai dire, tout cela à des relents d'histoire d'humanité...
Et tu sais quoi Fernand ? : TANT MIEUX !!!
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Agnès
Il n'y a pas de problèmes, que des solutions.
Wow, Agnès !
J'aime l'informatique car il me permet d'échapper à la réalité et donc aux humains. C'est pour ça que depuis tout petit, je me suis immergé dedans, loin de toute vie sociale.
Mais pourquoi je suis là alors ? Ben la plupart du temps, c'est pour trouver des solutions techniques virtuelles afin de simplifier la vie réelle de ces mêmes humains !
L'informatique existe avant tout pour aider "la race animale intellectuellement supérieure" à communiquer ! ... Un comble au vu des autres animaux dits "inférieurs" qui communiquent bien souvent mieux que nous !
C'est donc un moyen rationnel (mathématique) de se créer une vie virtuelle dans ce monde primaire (même les fourmis, aussi stupide individuellement soient-elles, arrivent à des exploits dans leur inconscient collectif). Et l'Homme, que fait-il collectivement à part détruire ?
Je fais ça comme une sorte de remerciement à l'"humanité" pour bien vouloir me foutre la paix dans mon coin. J'ai ainsi ce que très peu de ces animaux "supérieurs" ont: une vue d'ensemble !
Merci à ma reconnaissante communeauté ...
Merci Wikipédia, heu ... Fernand.
Ce commentaire est directement issu de mon "moi", sans passer par la raison (diplomatie, respect mondain, etc).
Links
| Une définition Wikipédia de la réification, (terme utilisé par Agnès) - Une définition Wikipédia de la "réifié", terme utilisé par Agnès, dans son brillant témoignage sous forme de commentaire ci-dessus. Edited by Fernand on May 14 2007 |
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Posted by Fernand on May 14 2007, commented by GnapZ on May 15 2007, (popular)