Des communautés Web
Ce que j'écris aujourd'hui, je l'écris pas pour que ce soit lu. Dans mon petit coin à moi, personne ne vient plus. J'ai peur aussi, je l'avoue, que personne (ou presque) ne vienne plus sur ce site car il n'a plus pour but de gérer une communauté de partage, mais d'entourer, comme le veau d'or, un objet technique conçu, c'est là tout le paradoxe de la situation, pour favoriser ce partage.
D'ailleurs, dans ce coin perdu d'un site qui ronronne, peu de personnes iront voir. Et ça n'est pas fait pour me déplaire.
Voilà, un état d'esprit ne s'exprime souvent que par pichenettes et lorsqu'une pensée surgit il vaut mieux la saisir ou que l'on se trouve. Il se trouve que je passais pas là ou j'ai l'un de mes refuges.
Ce que j'ai à me raconter à moi-même est, par ailleurs, loin d'être hors sujet par rapport à la communauté de ce site comme par rapport à toute communauté humaine...
Et puis, je ne dirai pas tout de ce que j'ai à dire. Mes propos seraient vite compris comme étant cinglants alors qu'ils sont seulement et simplement vrais. Mais ce qui est vrai est souvent vécu comme une gifle envoyée au visage de ce qui n'a pas de visage.
Depuis mes débuts dans ce site, j'ai pourtant mis en exergue une phrase de Mark Suttlewoth: "Il est très difficile de fédérer une communauté à moins que l’outil ne soit déjà largement répandu et utilisé. "
Il s'avère que ce qui n'a pas de visage ce sont les communautés ou chacun est encouragé à travailler pour soi-même et non pas pour la communauté. Un groupe ne peut perdurer si les membres qui le nourissent ne travaillent que pour eux sans autre souci du monde qui les entoure. Une communauté se gère dans sa communication avec d'autres, avec les autres, et pas seulement par son seul apport dans la technicité (pour le cas de celle-ci)...
Tout progrès doit être accompagné d'une forme de partage du progrès qu'il accomplit afin de constituer un progrès qui existe aux yeux du monde.
Encourager les égoïsmes détruirait une communauté pourtant bien partie pour s'étendre. Une telle attitude déshabillerait la communauté en un ensemble d'attitudes individuelles. Chacune d'entre-elles deviendrait nue sous la loupe du premier observateur impartial. Or, ce sont les regards impartiaux qui font le monde. Ce sont, selon moi, les regards que l'on porte sur les choses, et non pas les choses, qui agissent...
On s'en apreçoit lorsqu'une communauté cesse d'attirer des membres au nom d'un parti pris personnel. Quel qu'il soit, un tel parti pris, n'est valable que s'il s'inscrit dans le sens du partage sans exclusive. Pas d'élitisme.
Je choisissais de regarder un film, année 1973, hier, pendant que les chaînes nous vomissaient du rendu d'élections. Auteur: Claude Lelouch. Il y avait une femme qui racontait, parlant de ses amants, maris, et amours, que les hommes ne comprennaient pas les "préavis", pourtant répétés, et sous différentes formes qu'il lui arrivait de leur adresser.... Cette femme ajoutait qu'elle espérait toujours, qu'à leur suite, on tienne compte de sa parole, de ses mots... Elle n'avait pas abandonné l'espoir qu'elle serait au moins une fois entendue et que les choses finiraient par s'arranger. Il ressortait de l'échange auquel j'assitais que, toute femme qu'elle soit, elle n'abdiquait pas de ses convictions.
J'ai une sensation identique à celle qui était traduite dans cette séquence avec la plupart des communautés de notre époque. Et en particulier les communautés Web... Toutes virtuelles qu'elles soient...
Voilà, un état d'esprit ne s'exprime souvent que par pichenettes et lorsqu'une pensée surgit il vaut mieux la saisir ou que l'on se trouve. Il se trouve que je passais pas là ou j'ai l'un de mes refuges.
Ce que j'ai à me raconter à moi-même est, par ailleurs, loin d'être hors sujet par rapport à la communauté de ce site comme par rapport à toute communauté humaine...
Et puis, je ne dirai pas tout de ce que j'ai à dire. Mes propos seraient vite compris comme étant cinglants alors qu'ils sont seulement et simplement vrais. Mais ce qui est vrai est souvent vécu comme une gifle envoyée au visage de ce qui n'a pas de visage.
Depuis mes débuts dans ce site, j'ai pourtant mis en exergue une phrase de Mark Suttlewoth: "Il est très difficile de fédérer une communauté à moins que l’outil ne soit déjà largement répandu et utilisé. "
Il s'avère que ce qui n'a pas de visage ce sont les communautés ou chacun est encouragé à travailler pour soi-même et non pas pour la communauté. Un groupe ne peut perdurer si les membres qui le nourissent ne travaillent que pour eux sans autre souci du monde qui les entoure. Une communauté se gère dans sa communication avec d'autres, avec les autres, et pas seulement par son seul apport dans la technicité (pour le cas de celle-ci)...
Tout progrès doit être accompagné d'une forme de partage du progrès qu'il accomplit afin de constituer un progrès qui existe aux yeux du monde.
Encourager les égoïsmes détruirait une communauté pourtant bien partie pour s'étendre. Une telle attitude déshabillerait la communauté en un ensemble d'attitudes individuelles. Chacune d'entre-elles deviendrait nue sous la loupe du premier observateur impartial. Or, ce sont les regards impartiaux qui font le monde. Ce sont, selon moi, les regards que l'on porte sur les choses, et non pas les choses, qui agissent...
On s'en apreçoit lorsqu'une communauté cesse d'attirer des membres au nom d'un parti pris personnel. Quel qu'il soit, un tel parti pris, n'est valable que s'il s'inscrit dans le sens du partage sans exclusive. Pas d'élitisme.
Je choisissais de regarder un film, année 1973, hier, pendant que les chaînes nous vomissaient du rendu d'élections. Auteur: Claude Lelouch. Il y avait une femme qui racontait, parlant de ses amants, maris, et amours, que les hommes ne comprennaient pas les "préavis", pourtant répétés, et sous différentes formes qu'il lui arrivait de leur adresser.... Cette femme ajoutait qu'elle espérait toujours, qu'à leur suite, on tienne compte de sa parole, de ses mots... Elle n'avait pas abandonné l'espoir qu'elle serait au moins une fois entendue et que les choses finiraient par s'arranger. Il ressortait de l'échange auquel j'assitais que, toute femme qu'elle soit, elle n'abdiquait pas de ses convictions.
J'ai une sensation identique à celle qui était traduite dans cette séquence avec la plupart des communautés de notre époque. Et en particulier les communautés Web... Toutes virtuelles qu'elles soient...
Comments
J'avais bien lu en son temps cet article mais mon tort, à l'époque dirons-nous, c'est d'avoir réagi à chaud. C'est généralement destructeur comme réaction pour ma part car je ne mache pas mes mots dans ces moments là. J'ai tendance à devenir vite agressif lorsqu'on s'obstine à répondre à côté des mes questions.
Sur l'article des pépins de Yacs, je me trouve bien dans les sentiments de cette femme (dans ton film) mais je n'ai pas son calme.
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Posted by Fernand on May 7 2007, (popular)