Qu'est-ce que l'intégration ?
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Bonjour Olivier,
Comme je suis en vacances, je te réponds vite fait.
Axiome : présupposé indémontrable et constituant donc l'objet d'une croyance.
Axiomatologie : néologisme didactique désignant les configurations d'axiomes sous-jacentes à un discours (linguistique ou gestuel) ou à un objet (image, produit, etc.), y compris un concept informatique.
Génératif : susceptible de générer des conséquences, notamment existentielles.
Exemple :
La notion obstétrique de "conception" partage avec celle de "signe zodiacal" et celle de "création divine de l'homme" la croyance selon laquelle le caractère de chacun serait déterminé par des facteurs exogènes. Cette croyance rejette implicitement celle propre au totémisme ou aux doctrines de la réincarnation, selon lesquels ledit caractère serait le fruit de facteurs endogènes.
L'axiomatologie générative a pour manie de flairer (étudier) la généalogie des préjugés auxquels se réfère inconsciemment toute proposition (ou design). Elle le fait du point de vue de leurs implications, tant logiques qu'hormonales.
Exemples :
1. Si vous enjoignez à des enfants de s'aimer les uns les autres, vous leur inculquez que ce ne serait pas déjà le cas. Ainsi institué sous le signe de l'intentionnalité, l'amour en question change de nature, car il prend alors la tonalité d'un devoir anxiogène, coulé comme une dalle sur les émotions spontanées dont étaient mus les gestes relationnels de ces enfants désormais orphelins de leur propre sève.
2. En parlant de "blogs" ou de "CMS", on en vient à penser et à s'exprimer par référence implicite à des notions paradigmatiques susceptibles d'encombrer le génie syntagmatique propre à l'organicité potentielle de YACS. Un bon remède consiste à se centrer dans les doigts de l'utilisateur au lieu de faire de son mieux POUR lui.
3. Traduire "Home" par "Accueil" dans la francisation d'un portail revient à dire au visiteur : "Ici, t'es plus chez toi, mais chez nous".
Glossaire :
>> Le paradigme est un référent structurel auquel on se conforme, notamment pour définir les choses selon des attributs (ex : le français marqué par les signifiants : béret, baguette, vin rouge).
>> Le syntagme est, comme une phrase ou une mélodie, un cheminement comportemental ne prenant son sens qu'au terme de son déploiement (le Chaperon rouge n'est définissable que par le récit complet de l'histoire qui t'es donnée à vivre).
A mais ça m'intéresse moi, de déconstituer l'arrière-boutique de ce qui a fait YACS, et je suis preneur de toute trouvaille à ce niveau, surtout si elle peut nous faire progresser vers plus d'intégration... En revanche, ne me demandez pas de traduire tout ça en anglais, je m'en sens bien incapable. Mon truc, c'est le PHP, ne l'oublions pas, et c'est un langage plutôt simpliste...
Flairer les croyances sous-jacentes à un bidule lambda ne consiste ni en déconstruction, ni en investigations dans les arrière-boutiques, où c’est encore le sujet qui, sciemment, calcule les retours (contretransferts) qu’il peut attendre d’un investissement de vitrine (transfert).
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La cible de l’axiomatologie générative n’est autre que le subconscient, à savoir une sorte de coque de flottaison référentielle permettant au libre-arbitre de se sentir coupé des effluves de l’Insconscient (dont les fulgurences fantasmatiques sont trop évanescentes pour permettre un arrêt sur image). Or, ledit subconscient a justement coutume de nous projeter, comme en fond d’écran (fixoïde grâce au rapide rafraîchissement), les schèmes hors de propos auxquels nous nous conformons pour penser (en bon ordre de marche), c’est-à-dire pour fonctionner socialement, de mèche avec l’écran total (hallucinatoire) que représente globalement la signalisation, y compris dans le design d’un site web, où la routine induite par les standards tend à prendre le pas sur les configurations les plus efficientes (je prend à nouveau l’exemple de la révolution Macintosh dans le contexte de l’interface MS-DOS).
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Pour un audit axiomatologique de « ce qui a fait » YACS (la formulation est exacte !), pas la peine de prendre rendez-vous. Je ne pourrais m’empêcher d’en établir prochainement le profil (celui de ses "ondes de forme"). Je ne suis pas sûr que cela aide à « progresser vers plus d’intégration », car cette notion, que chatouille discrètement mon sondage, me paraît dépendante des systèmes à « intégrer », pendant que c’est, me semble-t-il, au Revers de votre insu que s’est spontanément, oniriquement et « digestivement » Métabolisé le savoir-faire implicite dont votre génie naturel est porteur, de par son expérience du fait informatique. Ceci ne nous empêche nullement d’accélérer les choses. S’il vous venait quelque réminiscence des coups de pied que YACS dut vous donner lors de votre grossesse, n’hésitez donc pas à tenir un journal de bord.
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Dans le cadre de cette page consacrée à la notion d’intégration, j’avancerai deux opinions (parmi d’autres). La première est qu’il s’agit d’un travail réflexif, conscient, donc d’un forçage, fatalement voué à l’échec (YACS n’eut pu en naître). La seconde, c’est que son abréaction vis-à-vis des cloisonnements monumentaux dont font preuve les stratégies de développement courantes induit une contredépendance mimétique dont il est quasi impossible de se défaire, de même que l’on ne peut « lutter contre » un envahisseur sans (en profiter pour) le singer.
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D’où l’attention particulière (pointilleuse) que je porte aux questions de terminologie, car en cette matière le recours au connu (notions de blog, de forum, de groupware, de CMS, etc.) nous rend incapables de l’oubli nécessaire aux reconsidérations nées de la dernière pluie, c’est-à-dire du Rêve, relevant du système limbique, comme les « eurêka », c’est-à-dire non de la raison, mais de la jugeote, elle que « frottent » sensoriellement les situations vécues, ainsi qu’on parle du frottage de la lampe d’Aladin.
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Mieux vaut ne pas pouvoir traduire ceci en anglais, car le propre de la culture anglo-saxonne est de reconaître automatiquement ce que ce genre de pensée peut avoir de « diabiloque », ainsi qu’il en va de leur appréhension des fragments par exemple (un genre littéraire très français), car la norme exige chez eux le chapitrage (alias « petit a, petit b… »).
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Question, de la part d’un nul en programmation : se peut-il que, dans une architecture LAMP, des émanations miasmiques puisse remonter de Linux, d’Apache ou de MySQL pour venir se mêler aux virtuosités d’un PHPiste en pleine crise de YACS ? Ne connaissant pas les mœurs du milieu, je me demande en effet si les extensions que l’on me conseillerait de développer ailleurs (en raison d’une incapacité de YACS) ne pourraient relever d’une sous-couche (et non d’apports extérieurs ou de langages parallèles), car je crains beaucoup les glurps des jours de mise à jour.
Le PHP a beau être aussi simpliste qu’un ordinateur, s’il était la langue maternelle de Michel Simon, nous n’y verrions que du feu, au sens où même d’une bouteille de Coca, Miles tirerait du Davis, c’est-à-dire du simple (dont le simpliste, accro aux complications, est en principe incapable), dans son inextricable complexité.
Pour l'histoire (la petite), c'est à contre-coeur que nous avons "catégorisé" YACS parmi les CMS afin de le confronter, certes à dose homéopathique, à un public.
Et si mon besoin d'intégration à moi s'était matérialisé dans YACS ? Pas seulement le PHP, hein, mais les projets que YACS permet de réaliser. Et puis, nous ne nous connaissons pas encore mais vos mots me touchent. Dans ces cas-là, on a plutôt envie d'en remettre une couche, et de la belle intégration de neurone à neurone
Bonjour Bernard,
Si nous veillons à distinguer brainstorming et réalisations pratiques, je serais plus à l’aise pour parler librement dans le cadre du présent fil. Consacré à la notion d’intégration, il fut dévié par Olivier sur celle d’axiomatologie. Qu’il tende à devenir un MetaConcept Lab, si cela vous dit, allons-y ! en ayant à l’esprit que, selon moi, l’homme est un animal se caractérisant par le fait qu’il a temporairement réussi à perdre sa faculté de langage et qu’il s’agirait donc d’avoir le dernier mot en le faisant échouer dans cette vaine tentative. Traduction : (ré)apprenons à parler.
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Ainsi, Fernand, « confronter YACS à un public » suppose l’idée de se mesurer à lui, au lieu de lui servir de gant sur mesure en épousant les formes de SA digitalité à lui. Or, dans le « cas » de YACS, tout le problème (la problématique par toi soulevée) vient d’un fait, commercialement funeste : YACS offre tant de possibilités que l’utilisateur épuisera son écoute en réjouissances, pour finir par ne pas voir le rapport avec ses besoins, noyés par la surabondance des registres utilisés pour décrire l’outil. D’où ma proposition d’investir du temps dans des showcases.
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D’où aussi celle de mettre en place une sorte université d’été permanente, avec pour mission centrale d’établir « ce qu’est surtout YACS » en fin de compte (où se trouve son centre de gravité conceptuel) : une plateforme, un générateur de sites, un médium communautaire, un post-navigateur web (en aval de Firefox), une architecture client/serveur, une surcouche pour le web de troisième génération, un life assistant, un gameboy (etc.), de sorte que parmi toutes ses déclinaisons possibles (CMS, blog, forum, e-publishing…), l’on sache comment, au fond, celles-ci s’articulent entre elles, quelle que soit l’application qui en est faite.
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Propos vaseux, sans aucun doute, vu que je ne livre pas la réponse à cette problématique. Ni même les chemins permettant d’y parvenir. A cette fin toutefois, je suggère de bâtir un glossaire ad hoc (autre que celui intéressant le site de YACS). Un glossaire qui, recourant à ceux existant déjà pour définir la terminologie du net (et de l’informatique, OS inclus), fournirait l’occasion d’un exercice : réviser en quoi consistent les « choses » ainsi désignées, notamment en termes d’architecture technique. Une révision du B-A-BA en quelque sorte, c’est-à-dire des éléments et des articulations constitutifs des systèmes, organigrammes à la clé. Sans doute existe-t-il déjà des documents résultant de tentatives similaires, du genre « pour les nuls » (car rien de plus instructif que de devoir expliquer les choses aux enfants).
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Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ? Un soft permettant de pallier le fait que les pages web ne soient pas toutes nativement calibrées dans le cadre d’une base de données unique ? Donc un moyen de contourner une faiblesse structurelle de l’OS du web ? Quel est le contenu auquel se rapporte la notion de CMS ? Du knowledge ? Ou, plus platement, tout ce que peut « contenir » un site, tant au sens de pages qu’au sens d’informations (auquel cas il s’agit d’un abus de langage frisant la publicité mensongère) ? Qu’est-ce que le groupware ? Donc qu’est-ce qu’un groupe et quels en sont les principaux types ? En quoi l’émergence du web mobile nécessite-t-elle de repondérer les critères de qualité d’un site, donc d’un générateur de sites ? Les facteurs en jeu y sont techniques (débit, bande passante, miniaturisation, simplification…), mais aussi anthropologiques (révolution des attentes et des comportements, segmentation des utilisations : professionnelle, grand public, ludique…) et économiques (hermétique aux questions de timing, le Messier visionnaire a planté Vivendi).
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A considérer les best practices de SourceForge (et autres), n’y a-t-il pas lieu de penser d’emblée YACS dans le contexte d’un partenariat technique (voire industriel) ? Idée au passage : et pourquoi pas en profiter pour calibrer YACS comme support d’un tel partenariat quand il tend déjà à le devenir de lui-même, parallèlement à ses autres champs d’application ?
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Enfin (donc en faisant l’impasse sur tout ce qu’on pourrait ajouter à la présente mise en perspective), comment procéder pour que cette université de permanent été (sur Sirius) soit axée dès sa fondation sur les résultats opérationnels qu’elle serait appelée à produire, manière d’éviter l’écueil du café-philo qu’Agnès traque à juste titre ?
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J’ai jeté un pavé dans la mare (des Rêves). Je pense qu’il fera son chemin sans qu’il soit besoin d’instituer formellement ladite « université », car c’est sans doute au gré d’une ballade en forêt que les « choses » évoquées ici peuvent enfanter un « tilt » utile.
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Exercices :
A. Bernard dit : « Et si mon besoin d'intégration à moi s'était matérialisé dans YACS ? ». Je conçois que ce besoin ait été de la partie. Je me demande toutefois quelle fut la nature de ce besoin (que je partage, mais sans doute pas dans les mêmes termes). Je veux dire que dans « mon besoin d’intégration », je distingue :
1. la Personne (un vivant baignant dans une existentialité relationnelle),
2. le Besoin (qui se rapporte à une portion de ladite existentialité, donc devant y être situé, car s’agit-il d’un besoin professionnel, cognitif, éditorial ou autre ?)
3. le Moyen de sa satisfaction (définir ce moyen par opposition aux cloisonnements logiciels en vigueur ne peut suffire à qualifier, donc à évaluer ce moyen).
Ma réponse est donc : Et s’il s’était agi pour toi du besoin de vivre sans tomber esclave des outils censés nous simplifier la vie ? Et s’il s’agissait pour nous de recourir au virtuel en vue d’échapper à celui qu’est, de fait, l’hyperréalité de la rue (et des mondanités)… Et si le truc était d’utiliser l’informatique pour pouvoir nous en passer. Alors, oui, vive LAMPY ! Et viva aux projets ne réduisant pas YACS à un blogger (etc.) de plus ! Fernand va plus loin lorsqu’il célèbre le fait que YACS « autorise la subjectivité ». S’agit-il alors de ne plus se retrouver contraint de brider l’axe limbique/cerveau droit au profit de l’axe cerveau gauche/surrénales, donc de rendre la main à l’hypophyse, de sorte que globalement la raideur des postures patrilinéaires cèdent à nouveau le pas aux exigences magiques d’un gynocentrisme retrouvé ?
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B. Bernard dit : « Intégration de neurone à neurone »… Moi je pense avec la moelle des os (le débit des neurones est obsolète). Et quand je me perds dans les yeux d’une fille en lui tenant ses deux petits auriculaires sans plus pouvoir les lâcher, c’est pas vraiment l’idée d’intégration matrimoniale qui me monte aux oreilles. D’où le fait que mon quotidien ne soit pas juridiquement normé pareil que si tel avait été le cas (cf. les générativités de l’axiomatologie ordinaire).
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Dernier mot :
Comme YACS, mes propos sont saoulants, mieux vaut y prendre garde. Il n’empêche : je suis ému de trouver en YACS cette possibilité que j’ai toujours recherchée pour concrétiser ma charte éditoriale, celle d’une homologie entre fond et forme (entre message et médium). Je suis ému aussi de la possibilité qui m’est ici offerte de valoriser mes contenus en les pliant au service de leur contenant. Pas facile, mais il suffit d’un rien pour que tout se mette à trouver sa place très vite…
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Posted by Bushka on Dec. 5 2006, (popular)